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jeudi 1 mars 2018

Les beaux garçons

 

 

Ben non là, je ne veux pas parler de Brad Pitt ou de Johnny Depp (comme dans Tout le monde a besoin d'un Jean-Philippe Wauthier), mais plutôt de mes enfants, que j’appelle comme ça depuis qu’ils sont nés.  Ils sont souvent source d’angoisses et de soucis, ces petits fripons, mais aujourd’hui, j’ai le goût de vous parler de quand ils sont beaux.

Il est beau mon aîné, quand il me regarde avec son air songeur et me demande comment le premier roi a fait pour devenir un roi (et, c’était qui, au fond, ce premier roi).  Ce à quoi je réponds, comme à chaque fois que je suis larguée : « Va demander à papa.  Il est bon là-dedans. ».  Il est beau quand il m’explique la différence entre un léopard et un guépard.  Il est beau lorsqu’il reconnaît un lémurien à la télé et qu’il m’annonce que cette espèce vivait au temps des dinosaures cinq minutes avant que l’animateur ne le fasse.  Il est  adorable quand il vient de saisir une blague que j’ai fait et qu’il en rit à gorge déployée.  Il est presque trop beau lorsqu’il me serre dans ses bras en me disant qu’il est content que je sois sa maman.

Il est beau mon cadet lorsqu’il me regarde avec son petit air espiègle en me demandant s’il peut écrire dans son journal intime, quand il est fâché, que papa a une face de cornichon.  Il est craquant quand il m’imite faire mes exercices faciaux anti double-menton (ben oui, je suis rendue là).  Il est beau lorsqu’il se fait lui-même, et de sa propre initiative, une petite liste où il écrit chaque jour de la semaine s’il doit prendre l’autobus ou aller au service de garde.  Il est beau avec son regard fier quand il m’aide à transporter les sacs d’épicerie.  Il est presque trop beau quand il me dit : « Maman, tu es belle comme un arc-en-ciel » et qu’il est tout content d’avoir fait une phrase qui rime.

Ils sont beaux mes garçons quand ils décident, pendant les vacances des fêtes, de jouer une partie d’échecs au petit matin en mangeant un bol de cherrios.  Ils sont beaux l’été quand ils ont les lèvres toutes bleues et qu’ils grelottent de la tête aux pieds après s’être baignés tout l’après-midi et qu’ils me disent, après une pause de 5 minutes : « Maman, on y retourne ».  Ils sont beaux lorsqu’ils alignent pratiquement tous leurs jouets d’un bout à l’autre de la maison en disant qu’il s’agit là de leur armée respective.  Ils sont beaux quand ils se déguisent en espions et s’amusent à se cacher de nous.  Ils sont beaux lorsqu’ils se sauvent des vagues lors de nos vacances à la mer.  Ils sont beaux lorsqu’ils peinent à contrôler leur joie : « Maman !!! J’adore mes nouveaux bas !!! », « Maman !!! J’ai vu une baleine !!! ».
Ils sont beaux.  Ils ont l’œil brillant et l’esprit vif.  Et surtout, ils sont plus que beaux lorsqu’ils sont dans les bras de Morphée.  Des anges.

vendredi 23 juin 2017

Ma relation amour-haine avec les Lego


Étant de sexe féminin, les Lego ont peu fait partis de ma vie étant enfant, tout ce que je me rappelle d’eux, c’est qu’ils me faisaient mal aux doigts. Toutefois, étant maman de deux garçons, ceux-ci sont maintenant omniprésents dans ma vie.
 
Quelle joie j’ai eu quand j’ai réalisé que mon fils aîné s’intéressait aux Lego ! Je me suis dit : « Ah ! Le petit garçon intelligent que voilà ! ». Il faut être brillant et persévérant pour suivre ces plans en 52 étapes ! Un petit génie. J’ai mis au monde un petit génie. Et puis, quand ton enfant décide de tout déconstruire pour tout reconstruire ensuite, à sa façon, n’est-ce pas là une belle preuve de son potentiel créatif ? L’intelligence et la créativité marchant main dans la main vers des lendemains glorieux ! En voilà une maman fière de sa progéniture !
 
 Mais si, au début, ils se contentaient des vieux Lego de papa des années soixante-dix, ils en voulurent bientôt de nouveaux : des Lego city, des Creator, des Ninjago, des Nexoknigts, des Chima, etc. La face que je fis le premier Noël où je suis partie en quête d’un Ninjago ! 79,99 $ 129, 99$ 199,99 $ Quoi ? Je fouillai frénétiquement dans les rayons pour enfin trouver une toute petite boîte à 29,99 $. Il devait y avoir seulement dix morceaux, mais je n’aurai qu’à dire aux enfants que c’est tout ce que les lutins du Père-Noël avaient eu le temps de fabriquer cette année.
 
Outre le fait qu’ils coûtent la peau des fesses, j’ai également découvert que tout ce qui se monte et se démonte est, par conséquent, plus ou moins solide. Qu’ils sont fiers mes garçons quand leurs nouveaux vaisseaux machin chose sont assemblés et qu’ils peuvent s’amuser avec eux ; les faire virevolter dans l’espace, les faire rouler à toute vitesse, les faire partir à la découverte de mondes inconnus, etc. Le bonheur !...Jusqu`à ce qu’une roue se défasse et aille se loger on ne sait où dans les interstices d’on ne sait quel meuble. Et là, l’immanquable : « Mamaaaaaaaaaaan ! J’ai perdu un morceau !!!!!!! ». S’ensuit alors une course folle pour trouver la ciboulette de petite roue microscopique qui peut être n’importe où ! Allez hop ! À quatre pattes avec la lampe de poche à regarder en-dessous du divan avec comme bruit de fond le petit qui hurle sa vie. Et ça recommencera : avec un bouclier, un casque d’astronaute, une petite flamme de rien du tout, créant à chaque fois un désarroi encore plus grand.
 
 Mes garçons aiment tellement leurs Lego qu’ils veulent les amener partout où ils vont. Alors, inévitablement, ils finissent par se démantibuler dans l’auto, ce qu’ils ne manquent pas de nous signifier à grands cris, au risque de nous faire prendre le champ. Les petites pièces iront nécessairement se loger dans les craques des sièges d’auto avec les miettes de Pattes d’Ours entraînant des sanglots de désespoir : « Arrêtez l’auto ! Arrêtez l’auto ! J’ai perdu mon épéééééééééééééééééééeeeeeeeeee !!! ». Le cauchemar.
 
Sans compter qu’ils feront éventuellement des échanges. Mon fusil brun contre ton fusil noir. Quelques jours plus tard, l’un des deux voudra ravoir son fusil de départ, et l’autre ne se rappellera plus qu’il y a eu échange et croira, dur comme fer, que le fusil qu’il a en sa possession est bien le sien, ce qui entraînera assurément une crise et que, comme maman, j’aurai beaucoup de mal à résoudre, car je n’aurai aucune espèce d’idée d’à qui est le maudit fusil noir et le putain de fusil brun.
 
C’est dans ces moment-là, que je me dis, qu’au fond, peut-être que les lutins du Père-Noël, l’an prochain, auront le temps de confectionner une belle console de jeux vidéo pour Noël !

vendredi 9 juin 2017

Mamans de garçons


 

          À vous, les mamans de petits fripons.  Non, pas vous, les mamans de petites filles, ni vous, les mamans de filles et de garçons, seulement à vous, les mamans seules dans une mer de testostérone.

          À toi, la maman qui a hésité entre William, Zachary, Jacob, Matéo et Loïc, toi qui n’as jamais pu rêvasser aux prénoms de fleurs ou de fruits.

          À toi, la maman aux prises avec Diego, les Pokémons et tous les super héros que la terre a pu porter, toi qui ne pensait pas que Walt Disney avait mis au monde autant de nouvelles princesses depuis Blanche Neige et Cendrillon.

          À toi, la maman qui tente de regarder avec enthousiasme des courses de voitures Hotwheels  et des batailles de dinosaures, toi qui a dû dire adieu aux poupées et aux jolis services à thé.

          À toi, la maman qui ne fait jamais de tresses, mais qui souvent se blesse en marchant malencontreusement sur une petite voiture égarée ou sur, summum de la douleur, un morceau de Lego oublié.

          Oh oui, toi, qui doit contempler grues et pelles mécaniques un nombre incalculable de minutes, toi qu’on presse sans ménagement quand tu t’attarde trop longtemps devant une boutique de vêtements.

          Et à toi, future maman de garçons. Il faut que tu saches.

          Stupéfaite, parfois tu resteras, devant les jeux de guerres qu’ils inventeront.

          Ahurie, tu seras, quand un gros gun, pour son anniversaire il te demandera.

          Découragée, tu te sentiras, face aux jeux vidéo débilitants dont ils raffoleront.
       Dépassée, tu seras, devant les bagarres qui, subitement, éclateront.
 
          Zen, tu resteras, quand les filles de ta meilleure amie, tranquillement, elles dessineront, pendant que tes garçons, sur les divans, ils sauteront.

          De patience, tu t’armeras, car une montagne de commentaires irritants, tu recevras :

-         Il a beaucoup d’énergie, hein ?

-        Mon Dieu ! Est-ce que c’est toujours comme ça ?

-        Il ne reste pas assis plus longtemps ?

-        William dérange en classe.

-        Consigne d’écoute difficile pour Zachary.

-        Jacob est souvent agité.

-        Matéo a de la difficulté à se calmer pour la détente.

-        Loïc ne doit plus sauter dans les trous d’eau.

Le pare-brise de la voiture du voisin, avec une roche, ils briseront.  Dans la poubelle, ils urineront (en fait, ça c’est peut-être juste les miens…).

Enfin, le mot PÉNIS, souvent tu entendras.  Et lorsque tu te consoleras en te disant que ça passera, ton chum et ses amis te rappelleront que ce ne sera pas le cas.
 
Les jeux de guerres
Les jeux de batailles